Techniques de construction et enveloppe du bâtiment

Dans un objectif de développement durable, différents éléments guident la construction, notamment le facteur isolant et l’étanchéité des matériaux utilisés pour les nouveaux bâtiments, la limitation des ponts et de la masse thermiques ainsi que le choix des types de fenestrations et des systèmes de protection.

  • Résistance thermique et isolation accrues

    Le facteur isolant de l’enveloppe thermique des nouveaux bâtiments de la Cité Verte est supérieur aux standards actuels. La Cité Verte applique les valeurs de résistance thermique stipulées dans la norme Novoclimat pour l’ensemble des nouveaux bâtiments, y compris les constructions de béton où le Règlement sur l’économie d’énergie dans les nouveaux bâtiments (REENB) fixe actuellement les exigences d’isolation à un niveau nettement inférieur.

    L’application de cette norme dans une construction de plus grande envergure, avec une structure en béton où les murs de l’enveloppe extérieure sont non porteurs et où les planchers sont formés par des dalles, engendre une hausse substantielle des coûts de construction et impose des défis techniques aux concepteurs.

  • Étanchéité à l’air accrue

    L’étanchéité des nouveaux bâtiments est assurée au moyen de membranes pare-air/vapeur autocollantes continues, disposées à l’extérieur de la structure, du côté intérieur de l’isolant (en partie dans les constructions à ossature de bois). Le bâtiment est donc très étanche à l’air, à l’humidité et à l’eau. La perméabilité à l’air de ce type de produit est largement plus performante que les normes en vigueur et les exigences du code du bâtiment (0.0003 L/sm³ comparé à 0.02 L/sm³).

    Les matériaux pare-air conventionnels en feuille ou en panneau sont souvent affaiblis par les méthodes d’étanchéité utilisées pour les jonctions et raccords (rubans plastiques ou membranes) et ils sont vulnérables aux pressions de vents et aux déchirures provoquées par l’installation et la fixation d’autres composantes du bâtiment. Puisque les infiltrations d’air sont une source importante de déperdition thermique en hiver, le rendement énergétique en mode chauffage est amélioré par l’utilisation de ce type de système d’étanchéité.

  • Limitation des ponts thermiques et masse thermique

    Les ponts thermiques (transferts thermiques par simple conduction) font l’objet d’un examen minutieux. L’ensemble des structures est recouvert par une enveloppe extérieure continue. Un système de dissociation présentement à l’étude vise l’élimination ou la limitation des ponts thermiques des éléments excédant l’enveloppe, tels les supports des balcons.

    L’isolation accrue et la limitation des ponts thermiques conservent l’énergie emmagasinée dans la masse des structures. Le stockage de l’énergie calorifique et sa dissipation par rayonnement permettent de répartir les variations de température, ce qui améliore le confort intérieur, la climatisation et le chauffage passif. Ces mesures rendent l’ensemble constructif plus performant sur le plan énergétique.

  • Types de vitrage et de fenestration

    En hiver, au Québec, les fenêtres et vitrages constituent le point faible de l’enveloppe thermique d’un bâtiment. Pour atténuer ce phénomène, la Cité Verte utilise des systèmes de fenestration homologués ENERGY STAR atteignant des normes élevées de performance (étanchéité à l’air : A3, étanchéité à l’eau : B7, résistance aux vents : C5) et dépassant les exigences stipulées par la norme Novoclimat. Les vitrages sont doubles ou triples selon les ouvertures. Tous les intercalaires sont isolants et les unités scellées remplies de gaz d’argon. Une pellicule à faible émissivité (Low-E) est appliquée dans les unités scellées. Ces types de verre peuvent atteindre des valeurs de résistance thermique de RSI 0,70 (R-4) pour le vitrage double et d’environ RSI 1.40 (R-8) pour le vitrage triple.

  • Systèmes de protection, absorptivité

    La conception tire profit des caractéristiques propres aux matériaux écologiques.

    L’utilisation d’une membrane de toiture à effet albédo élevé limite l’absorption de chaleur en été et diminue les besoins en climatisation de façon considérable. Le choix des matériaux, des finis de revêtement mural extérieur et des planchers intérieurs favorise le captage et la réflexion de la chaleur solaire.

    La végétation, les marquises, les balcons et les brise-soleil protègent contre les intempéries et la lumière. Ils influencent la performance de l’enveloppe, sa durabilité, sa décoloration, la captation ou la dissipation de la chaleur. Ces éléments sont tous à l’étude pour la conception des nouveaux bâtiments.